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Non à l’homophobie !
Non à l’homophobie !

« Tantouze, tafiole, gouine, tapette, tarlouze… » Quand le caractère injurieux des mots est  assumé cela s’appelle de l’Homophobie !

Etre et se vivre homo, est-ce toujours facile ? Plutôt oui pour de nombreux–ses homos, mais un tiers des 14 à 21 ans disent avoir été victimes d'actes homophobes, la moitié rencontrent des difficultés à assumer leur homosexualité, 1 sur 5 a fait une tentative de suicide : ce sont les principaux enseignements de l'enquête (1)  du MAG, l'association des jeunes gays. Nous nous disons stop à l’homophobie !

De nos jours encore, certaines personnes sont victimes de discrimination du fait de leur attirance pour une personne du même sexe. Cette discrimination a un nom : L’homophobie
Dans sa forme la plus violente, l’homophobie s’exprime par des violences physiques, dans une forme plus quotidienne, elle se traduit par des réactions, avouées ou non, de rejet, d’exclusion, d’injures, de moqueries, d’harcèlements, de refus de service, d’embauche…

Famille, amis, entourage, soyons vigilants…


L’homophobie peut avoir des conséquences psychologiques, physiques et sociales dramatiques pour les personnes qui en sont victimes.  D’un point de vue psychologique, les conséquences vont de la tristesse et du repli sur soi à l’inquiétude, l’angoisse, la dépression, voire à la tentative de suicide.
Pour d’autres homosexuel-le-s, l’homophobie va au contraire susciter un sursaut de combativité qui les portera à affirmer leur orientation sexuelle et leur mode de vie.

L’homophobie est punie par la loi

Depuis 2003 et 2004, la loi française punit sévèrement les agressions et les insultes lorsqu’elles sont motivées par l’homophobie, de manière similaire aux comportements sexistes, racistes ou antisémites.
Malgré les législations combattant l’homophobie et les différentes et trop rares actions de prévention, les réflexes homophobes gardent une place inconsciente dans nos cultures. Une véritable réflexion est indispensable pour que chacun(e) prenne conscience de la portée et du sens de ses paroles. Les témoignages qui sont reçus par SOS homophobie, les propos que nous entendons ou tenons parfois, les tags que nous apercevons sur des affiches, des banderoles, des murs…nous interpellent encore mais ne semblent choquer personne ou si peu.

Contre l’homophobie Je m’engage…

Pourtant, comment s’épanouir dans une société qui associe l’homosexualité à des "valeurs" négatives ?

De l’enquête réalisée par Sos Homophobie certains témoignages révèlent que le sens des mots est souvent oublié. "J’utilise "gouine"  sans savoir que c’est une insulte ou encore  "tapette" et "pédé" sont des "vannes" que j’utilise au même titre que d’autres insultes sans pour autant vouloir dévaloriser". Le sens détourné de certains mots semble faire consensus : on utilise «tapette» à la place de "peureux" ou de "mauviette". L’usage de ces mots, directement adressé à des homosexuel-le-s ou de manière détournée, n’est pas anodin. On peut rire de tout... mais l’important est d’être conscient de la portée des propos que l’on tient, des "dommages" qu’ils peuvent générer, de leur sens caché ou initial.

Source rapport 2009 de l’Association SOS Homophobie
(1) Enquête réalisée en ligne en avril 2008. 265 jeunes de 14/21 ans ont participé à cette enquête.

Quelques témoignages…
Quelques témoignages…

Sandrine (20 ans) : «j’ai eu le tort de le dire à ma meilleure amie, maintenant au bahut tout le monde m’évite.»

Mathieu (16 ans) : «je ne veux pas rester comme je suis, jamais je dirai à mon entourage que je suis homo d’ailleurs je n’aime pas les homos.»

Ligne d'écoute anonyme :

•    SOS HOMOPHOBIE
N° Azur  0 810 108 135

•    FIL SANTE JEUNES   3224

•    Orientation sexuelle
N° Azur 0 810 203 040

Pour plus d’infos, rendez-vous au Bureau Information Jeunesse, 48 rue Antoine Marty à Carcassonne (Tél. 04.68.11.29.30)


Acti City et le centre d’information jeunesse s’engagent contre l’homophobie. La carte postale ci-dessus est disponible gratuitement dans vos stations.